Parentalité

Soutien aux enseignants

Un article sur mon feed dont le titre racoleur suggère l’enseignant idéal du 21ème siècle pour M’sieur Blanquer et il n’en faut pas moins pour m’agacer. Je n’en peux plus de leur politique à la noix, leur coup de com’ éphémère pour couvrir des actualités dont ils ne savent que faire. Je n’aime pas trop parler politique ici. Ma vie sort tellement de la norme. Je pense souvent à cette citation qui dit que si on ne se sent pas à sa place dans ce monde, c’est parce-qu’on est venu pour en créer un autre. Meilleur ça ne fait pas de doute.

Je pense aux enseignants, à Mme Renon, vous savez la directrice de l’école Méhul à Pantin. Celle qui s’est suicidée. C’était la directrice de Keyo quand il allait encore à l’école. Une femme extraordinaire. Je le dis avec les larmes aux yeux car ils sont tous extraordinaires. Et aucun ne mérite d’en arriver là. Les profs. Les dirlos. Les animateurs de centre. Ils prennent soin de nos enfants et par là, de notre avenir, du mieux qu’ils peuvent.

Ils font comme nous, parents. Ils donnent le meilleur dans le cadre qui est le leur. Ils finissent la journée sur les rotules et rêvent d’un peu de silence. Ils s’énervent contre les gosses puis le regrettent l’instant d’après. Il cherchent des façons de faire, ils s’intéressent aux nouvelles pédagogies, ils retournent les livres dans tous les sens. Ils y passent leurs vacances. Ils sont là pour leur apprendre des choses, quitte à les torturer d’interros et de devoirs à la maison, mais au fond ils les aiment. Pas tous ok. Mais comme tout le monde. Ils font de leur mieux quoi (je me répète, je sais).

Mais putain, pourquoi ça fonctionne pas ! C’est quoi ce cadre là ? Pourquoi ça ne rentre pas ?

Je me souviens encore d’un prof, avec qui je discutais, qui me demandait de lui partager mon expérience, peut-être que ça pourrait l’aider… Mais je ne peux pas aider des profs. Je ne saurai pas faire. Quel métier de dingue que celui d’être parent. Quel métier de dingue d’être enseignant. Si proche et si différent. Prendre soin d’eux, nous faire bousculer, être fatigué, les aimer malgré tout, d’une force incroyable. Croire en notre pouvoir. Assumer cette responsabilité.

Moi je trouve que ces barrières qu’on installe tout autour d’un objet pour l’empêcher de prendre trop de libertés, et bien elles font chier.

Et si c’était pas un profil idéal dont nous avions besoin mais juste de cadres différents ? Et si c’était pas l’habit qui faisait le moine, mais plutôt son église ? Et si vous viviez dans un environnement qui correspond aux enfants, un environnement où il y a beaucoup d’espace, de la nature et des copains ? Et du temps aussi, c’est primordial le temps. Si les parents avaient du relais, de la famille, des voisins, un entourage, tout un village pour élever les enfants ? Si on troquait les salles de classe, les programmes, les chaises, la pression hiérarchique avec autre chose, vous pensez pas qu’on aurait tous des profils hyper idéaux ?

S’il y a bien une chose dont je suis convaincue c’est qu’à un moment, pour traiter correctement les enfants, mais aussi tous les grands êtres humains, et soi-même par la même occasion, c’est remettre en cause ce cadre. Il faut gentiment sortir du cadre. Voilà, 3 pas en avant, 3 pas sur le côté. C’est pas nous le problème, c’est le cadre qui réduit nos pensées.

Fin.

Merci, c’était Maeva au micro pour une petite interlude pseudo politique dans un langage fleuri…

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