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Des livres aux héroïnes métisses ou noires (3)

Bien le bonjour ! Me revoilà avec quelques nouveautés du coté des livres avec des héros… ah non pour le coup il n’y a que des héroïnes cette fois, métisses ou noires. Une liste pas aussi longue que les précédentes (la première est consultable ici, la seconde , et la liste entière mise à jour quand j’y pense sur ce troisième lien – faut cliquer hein ^^), mais j’avais très envie de leur consacrer un article entier, sans attendre d’autres trouvailles, parce-que je les ai beaucoup appréciée. Six livres, et deux bonus à la fin, que je vous présente sans attendre :

Je vais être un peu longue avec ces deux premiers livres mais je n’ai pas le choix. Il y a des moments suspendus dans la vie. Parfois fait de pas grand chose mais qui viennent réveiller de belles émotions. J’aimerais profondément remercier Thierry Lenain d’être un super auteur jeunesse. Merci de m’avoir fait découvrir Sofia, cette petite fille curieuse et attachante qui me rappelle tant mes enfants. Merci aussi pour le fait de vous être un peu dévoilé sur votre compte Instagram pour mieux expliquer ce deuxième opus des Grandes questions de Sofia, cela m’a beaucoup émue.

Je vais être un peu longue avec ces deux premiers livres mais je n’ai pas le choix. Il y a des petits moments suspendus dans la vie. Parfois fait de pas grand chose mais qui viennent réveiller de belles émotions. J’aimerais profondément remercier Thierry Lenain d’être un super auteur jeunesse. Merci de m’avoir fait découvrir Sofia, cette petite fille curieuse et attachante qui me rappelle tant mes enfants. Merci aussi pour le fait de vous être un peu dévoilé sur votre compte Instagram pour mieux expliquer ce deuxième opus des Grandes questions de Sofia, cela m’a beaucoup émue.

Il faut que je vous explique… Chère lectrice, cher lecteur, si vous suivez un peu ce blog, vous êtes sûrement tombés sur les premières pages de mon carnet de recherche sur les couleurs. Il faut savoir que j’ai commencé ce carnet il y a presque deux ans maintenant (je sais, je suis lente mais dans le jargon actuel je suis devenue une meuf slow, donc tendance ^^). Je le mets en forme pour le blog et approfondie, par la même occasion, certaines recherches.

Il y a un an, je lisais « Le traité des couleurs » de Goethe et, alors que je me délectais de chaque page, je suis tombée sur un passage qui m’a profondément choquée. J’ai tenté dans ma tête de me remettre dans le contexte de l’époque mais c’était fini, j’avais perdu l’étincelle. Ce passage expliquait en quelques sortes que toute évolution est amenée à rendre les choses plus belles, et que c’est pour cela que la peau blanche est plus belle que la peau noire. Goethe précisait bien ne pas être raciste mais que très objectivement les gens blancs étaient plus beaux que les gens noirs. Vous aussi vous n’avez pas compris sa théorie pseudo darwinienne de l’évolution ? On dirait, limite, une très mauvaise blague de Jean-Claude Van Dam.

En fait, cet exemple montre que tout est une question de point de vue. Notre point de vue est construit par notre culture, notre époque, notre environnement, appelons ça comme vous le voulez. Et cela devient un problème lorsque nous faisons de ce point de vue une vérité absolue.

Je me passionne pour l’histoire depuis un moment et cet épisode fâcheux avec Goethe a simplement renforcé en moi, cette envie de croiser les regards. De regarder un point de vue et d’en étudier d’autres. C’est pour cela que j’étudie l’histoire à travers des livres écrits par Bainville ou Decaux, et que l’instant d’après je vais m’empresser de lire François Raynaert ou par exemple Amin Maalouf sur les croisades vues par les Arabes. C’est pour cela également que je lis des blogs de chercheurs de différentes origines, aux convictions différentes, que je cherche les petites choses dont on parle peu pour, continuellement, ne pas m’accrocher à une vérité qui n’a de véridique que ce que je veux bien.

Je sais, vous vous dites que je pars encore en vrille dans mes délires philosophiques et m’éloigne complet du sujet. Vous n’avez qu’à moitié raison. Ce que je voulais dire par là, c’est que c’est ce sujet de l’Histoire qui nous a rapproché Thierry Lenain et moi. Je le remercie encore parce-que, comme vous le voyez, j’ai du mal à faire simple.

Lorsque mes enfants me posent des questions, je ne fais que m’empêtrer dans un fatras d’explications. Et c’est là que les Grandes questions de Sofia sont parfaites. Thierry Lenain trouve les mots qu’il faut : simples et authentiques, avec une touche de je ne sais quoi qui fait briller les yeux et remonter les commissures des lèvres.

Merci Thierry Lenain, merci de représenter les gens comme on les croise dans la rue, merci de représenter notre monde comme il est, dans toute sa diversité de gens et de couleurs, dans toute sa beauté. Merci de créer des petits héros et héroïnes drôles, sincères auxquels il est si facile de s’identifier. Il y a beaucoup de douceur qui se dégage de ce livre. Je vois dans Sofia toute la candeur de mes enfants, je vois aussi votre histoire car c’est d’elle dont vous vous êtes inspirés pour écrire ce livre et sûrement d’autres. Merci, je me sens plus proche de vous, je sais que nous avons de nombreuses idées en commun. Je les vois, je les lis dans vos albums et cela me touche en plein coeur. Je n’ai qu’une chose à espérer : que Sofia continue à poser beaucoup de questions !

On a trouvé ce petit livre à la bibliothèque et c’est simple : je suis tellement sollicitée pour le lire que les filles le connaissent par coeur ! Un rythme de lecture qui me rappelle la série des Merci Facteur (Merci Pompier, Merci Docteur…). Simple, drôle et efficace. Du Michael Escoffier quoi !

Voici un livre offert par ma maman à Oléia. Je dénote dans ses cadeaux une recherche de livres avec des héroïnes qui ressemblent à mes filles. Je trouve ces attentions vraiment attendrissantes. Ce livre rassemble beaucoup de choses que j’aime : un graphisme coloré, un texte poétique, une ode à la nature.

« Dans le jardin de Clara, il y a des grandes bêtes et des toutes petites. La jeune fille nous invite à les compter, et les découvrir. Mais ce que préfère Clara… c’est déguster ses dix carrés de chocolat ! Le livre permet à l’enfant de découvrir les animaux et de les compter de 1 jusqu’à 10 (un papillon, deux coccinelles…). L’enfant s’exerce au jeu de type « cherche et trouve » dans la double page du jardin, où les animaux se retrouvent dans la nature et les fleurs.« 

Vraiment parfait pour une Oléia qui compte sans arrêt en ce moment 🙂

Je suis tombée par hasard sur ce livre à la librairie. J’ai été hyper surprise de ne pas en avoir entendue parler avant sa sortie. Je crois que mon éloignement des réseaux sociaux ne me met pas à la page assez rapidement… ^^ L’auteure et l’illustratrice de « Comme un million de papillons noirs » reviennent avec un album magnifique : les dessins, le texte, tous les sujets explorés, dont le central celui de la couleur de peau ; le fait que, dans les camaïeux de bruns, celle qu’on flatte est toujours la plus claire.

Une vraie déclaration d’amour à la peau noire, qui se joue de l’obscurité pour mieux y faire rebondir la lumière ! (Parenthèse : La couverture m’a beaucoup fait penser au film d’animation « Les enfants du soleil et de la pluie ».) En tant que femme, je résonne dès qu’il est question de lune alors je trouve ça tellement plein de beauté, plein d’émotions de faire vivre une quête de soi à une petite fille dans la nuit. Grâce aux étoiles, grâce à la lune, nous trouvons toujours des réponses.

« Iris et Jada sont des sœurs jumelles. Elles s’entendent à merveille et partagent tout : les mêmes yeux de chat, le même nez rond, les mêmes longues nattes, le même médaillon… le seul détail qui les distingue, c’est la couleur de leur peau. Celle d’Iris est aussi claire que l’acacia tandis que celle de Jada est aussi foncée que le cacao. Dans leur village, la première est sans cesse complimentée tandis que l’autre est moquée. Un jour, Jada se lasse de ces remarques et décide de s’aventurer dans la forêt. Là-bas, elle espère rencontrer ces « enfants de la Nuit » à qui sa grand-mère ne cesse de la comparer… »

J’ai trouvé l’adaptation en BD de cette tétralogie (2. La Couleur de la haine, 3. Le Choix d’aimer, 4. Le Retour de l’aube) pour adolescents à ma bibliothèque. J’ai du mal à lire des BD en général mais j’ai trouvé que l’histoire avait tout pour me plaire (oui, oui je suis restée une ado dans ma tête, j’aime les histoires d’amour sur fond de science fiction). Malheureusement, ma biblio n’a pas le format roman mais au vu du nombre de lecteurs (best seller dès sa parution en 2001 au Royaume-Uni) !) et de sa future adaptation en série télévisée, j’ai vraiment insisté auprès des bibliothécaires pour qu’elles l’ajoutent sur leur liste de fonds à acheter ^^

Je vous pose le résumé ici : « Callum m’a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m’a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J’ai fermé les yeux et je l’ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. 
Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C’était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m’emmener. Au paradis. Ou en enfer. « 

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes.
C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…

Et s’ils changeaient ce monde ? 

Bonus

Je finis mon article avec deux livres bonus qui ne sont pas à proprement parler des livres qui mettent en scènes des héroïnes métisses ou noires dans une histoire ; mais je souhaite tout de même les présenter parce-que les illustrations sont de toute beauté :

Un très joli livre aux superbes illustrations. Le blog « Petites fleurs love books » en parle également. Ethel Ravidat a véritablement un don pour le dessin. Sur son site, il est possible de consulter l’intérieur de ses livres. J’ai très envie de lui acheter « Petit Himba couleur chocolat » qui me fait beaucoup penser au film « Bébé » d’Alain Chabat.

Ma maman, oui encore elle ^^, nous a offert « Oh, Que Dia mas divertido !« , l’adaptation espagnole de What a Busy Day. Et j’ai vite compris que je tenais une pépite entre les mains. C’est une auteure en or dont tous les livres sont magnifiques. Je les conseille les yeux fermés : Babies (en français : Le premier livre de bébé), A Child’s Book of Poems, Le monde merveilleux des fées, Let’s play… Un super article nous la fait découvrir, lisez-le en cliquant ici.

Si vous m’avez lue jusque là, merci ! J’espère que vous aurez découvert de nouveaux livres. En avez-vous à me partager de votre côté ? Tous les commentaires rattachés à mes anciens articles sur les livres aux héros et héroïnes métis.ses ou noir.es (listes 1 & 2) ne sont malheureusement pas arrivées jusqu’à mon nouveau blog, donc si vous aimez, n’hésitez pas à commenter afin de me le dire, cela est toujours encourageant 🙂

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