A propos de moi…

Je m’appelle Maeva, j’ai 3 enfants, Keyo, Oléia et Loueï. J’ai grandis dans la région parisienne et depuis que je suis tombée amoureuse de mon mari, nous avons déménagé dans différentes régions françaises, explorant ainsi de nouveaux lieux et faisant de formidables rencontres. J’aime notre vie atypique, j’aime les livres, écrire, la nature, la photographie, l’Histoire, ma famille… Je suis une femme passionnée, qui apprend à vivre avec la lune et au rythme des saisons.

Mon premier enfant, Keyo, est né en décembre 2010. Je venais à peine d’avoir 21 ans. Je crois que j’ai toujours voulu avoir des enfants jeune. Aussi loin que ma mémoire m’emmène, j’ai toujours aimé m’occuper des enfants. J’ai vécu cette grossesse dans une petite bulle de sérénité et pourtant rien n’a été simple. Sa naissance a été la plus belle chose qui me soit arrivée, je me souviendrai toujours de ses grands yeux quand le personnel hospitalier me l’a déposé sur le ventre. J’ai eu un coup de foudre immédiat. Et pourtant j’ai aussi mis du temps à me remettre de cette naissance et de ses suites.

En 2011, nous avons ouvert notre premier blog Dov et moi pour parler de cuisine. J’ai conservé quelques articles mais j’ai supprimé la plupart. Après un passage à vide, j’ai repris le blog et l’ai fait évoluer avec ma vie.

En 2015, ma fille Oléia est née. C’était le 7 mars dans notre salon. La plus belle naissance que je n’aurai pu imaginer, qui m’a guéri de nombreuses blessures. J’ai senti le pouvoir d’être une femme qui devient mère.

L’arrivée d’Oléia dans nos vies a provoqué les changements qu’il fallait. J’étais salariée depuis quelques années, nous vivions à Pantin dans le 93 et nous allions déménagé à Strasbourg. Keyo allait à l’école et c’est cet été là que j’ai regardé le film « Etre et devenir » de Clara Bellar. Je connaissais l’école à la maison mais ne me projetais pas du tout dans cette vie qui ressemblait à la même chose qu’à l’école mais chez soi. Les blogs que je connaissais alors ne parlaient pas du tout d’éducation lente, vivante et de liberté. Alors quand j’ai vu ce reportage, ça a été une claque. J’ai su tout de suite que c’était pour nous.

A la rentrée 2015, Keyo avait tout de même envie d’aller à l’école alors nous l’y avons inscrit. Il avait apprécié ses années de PS et MS à Pantin. C’est vrai que ses maitresses étaient cools et puis ce sont encore des âges où les enfants jouent beaucoup. Bon et puis, quelle autre alternative pour un enfant habitué à être gardé depuis ses 5 mois ?

Les premiers matins, il était enthousiaste mais les choses ont rapidement changer. Il trainait des pieds, avait perdu son sourire… De mon côté, j’étais fatiguée. Il fallait que je me lève tôt alors qu’Oléia venait tout juste de se rendormir après une nuit chaotique. Rebelotte avec la sieste, il fallait que je coupe le sommeil d’Oléia car c’était la première année de changement de rythme scolaire et la cloche sonnait à 15h30. Une semaine seulement après la rentrée, j’étais au bout du rouleau. Je pestais contre ce rythme imposé absolument pas raccord avec notre vie de famille et continuais à penser au film de Clara Bellar. Un évènement allait précipiter ce changement de vie…

Un midi, alors que je venais de le raccompagner après le déjeuner, je surpris un groupe d’enfants mettre Keyo à terre, le taper et lui mettre des coups de poing. Je fus profondément choquée et la grille m’empêchant d’intervenir, je me suis sentie impuissante. J’ai été très mal toute l’après-midi. Dès que l’école fut terminée, mon mari et moi sommes allés avertir la maitresse et c’est là qu’elle prononça les mots qu’il fallait pour que les choses changent : « Keyo parle trop fort. Keyo veut trop jouer avec les autres. Keyo est trop ceci ou trop cela. » La violence était banalisée et tout était de sa faute.

Mon mari souhaitait qu’on insiste encore quelques jours mais moi, je n’avais plus le cœur de l’amener à l’école. Les matins qui suivirent, je finissais par tourner à droite pour aller au parc, juste avant d’arriver à l’école. Ma décision était prise. Je voulais offrir une autre vie à Keyo, je voulais lui offrir une vie à la hauteur de ses « trop », une vie qui lui permettrait d’avoir plus d’espace pour courir, crier, sauter. Une vie plus libre. C’est ainsi que nous avons commencé l’école à la maison.

Notre troisième enfant, Loueï, est née en 2017, également à la maison. Nous n’avons jamais vraiment remis en question cette vie de homeschooler. Il y a des moments plus difficiles que d’autres, mais comme dans toutes les vies, comme dans tous les choix. Selon moi, la vie que nous menons est une chance et il faut la savourer chaque seconde.

Depuis notre première année de homeschooling en 2015, nous avons évolué, testant différentes pédagogies, nous cherchant, nous adaptant. L’important pour moi est une vie au quotidien qui laisse une grande place au jeu, à l’imagination, à la joie aussi bien dehors que dans notre chez nous. Une éducation douce, libre et vivante. Une éducation qui les porte aussi, qui les encourage à être ceux qu’ils sont, à pousser et s’ouvrir comme des fleurs. Une éducation qui les nourrit, qui les motive. Une éducation dont ils deviendront petit à petit les capitaines fiers de vivre cette vie.

Ce blog retrace notre chemin. Ce blog est fait pour se souvenir. Ce blog est fait pour partager.

Alors bienvenue,

Maeva