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Pendant ces quelques jours à Paris, j’ai senti le besoin pressant de mettre en place des rituels dès notre retour à la maison. Je me sens un peu perdue en ce mois de septembre car beaucoup de choses nous arrivent d’un seul coup et bouleversent nos habitudes : le déménagement, cette première année déclarée en IEF, ces vacances qui s’allongent, la paperasse qui s’entasse… et en même temps cette ambivalence dans ma tête due au fait que nous n’avons pas encore trouvé notre nouveau rythme ni rencontré d’autres familles IEF dans la région. Beaucoup de choses sont en marche mais rien n’est fixé. Je ressens donc le besoin de mettre en place un rythme motivant dans notre vie de famille.

Je ne souhaite pas rigidifier nos journées et nous imposer un rythme strict mais seulement prendre des bonnes habitudes, nous lever le matin de bonne humeur car nous savons les bonnes choses qui nous attendent aujourd’hui. Cela peut paraître contradictoire au début mais les rituels ne sont pas des règles, ce sont des temps qui structurent notre vie et lui apportent une certaine sérénité. Tout comme pour le moment du coucher qui est précédé par des rituels : brossage de dent, lecture d’un livre, pipi, gros câlin et histoire à la radio ; les rituels apportent des repères à l’enfant.

Pour mettre en place une routine, j’ai décidé de préparer un planning tout simple, mensuel avec les rituels qui reviennent et les rendez-vous et activités visibles. Cela me parait important de se noter les rituels pour la simple et bonne raison qu’il faut plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour qu’ils fassent partie intégrante de notre organisation familiale. J’ai fais aussi simple que possible car c’est le début, nous peaufinerons surement en cours de route, ajusterons, adapterons, ajouteront, enlèverons des activités. Je ne veux pas surcharger notre organisation car cela doit rester des rituels facilement réalisables, déjà compatibles avec notre mode de vie mais seulement un peu mieux structurés. Les changements doivent se faire progressivement pour que chacun puisse s’adapter tranquillement.

Pour commencer, j’ai listé tout ce qu’on aimait faire, tout ce qu’on faisait déjà, toutes les activités « rituelisables » : aller à la bibliothèque, organiser une fête, manger des pizzas, faire du yoga, aller au cinéma, assister au match de rugby de papa, sortir, … Concernant les apprentissages, je me suis posé la question de la thématique sur une journée : faut-il associer un jour à une matière ? Lundi géographie, mardi mathématiques, … J’ai vite renoncé à l’idée car il me semble que je sautais une étape : nous n’avons toujours pas installé de temps de travail. Le banquet d’idées de Charlotte Mason est la solution que j’ai trouvé pour le moment. Il s’agit de proposer différentes activités à l’enfant sur la table et le laisser choisir. En cela, nous ne forçons pas son apprentissage car il reste libre de choisir. Si je choisissais de thématiser la journée, je n’offrirais à Keyo que la possibilité d’explorer une matière, or il n’en aurait peut-être pas envie à ce moment-là, et chacun sait qu’un apprentissage contraint n’est pas efficace.

Ce banquet d’idées je l’imagine assez changeant, répondant aux intérêts actuels de l’enfant et mélangeant différents supports. Un jour, je pourrai y mettre de la pâte à sel, l’autre de l’argile, un autre des idées d’expériences scientifiques, des figurines, des livres, de la peinture, le cahier d’addition, un jeu de société, … Bref, selon le temps et les idées que j’aurai, il pourrait être simple ou original. C’est ça que j’aime aussi avec ce concept, c’est qu’il s’adapte à notre emploi du temps, aux activités qu’on a faites en extérieur, au living books qu’on lit, … Le banquet d’idées reste malléable et adaptable tout en étant un moment structuré.

Lorsque j’ai lu « Et je ne suis jamais allé à l’école… » d’André Stern, j’ai été sensible à ses rituels. Cela m’a fait prendre conscience de ce que nous avions besoin. Enfant, il était ravi d’être lundi pour faire de la photo et excité d’être à mercredi pour peindre. Toutefois, cela ne l’empêchait pas de peindre ou de faire de la photo entre ces jours si l’envie était forte. Le but n’est pas non plus de priver l’enfant ou raccourcir le temps de travail si l’enfant s’est passionné pour un sujet. S’il désire chaque matin la même activité que la veille et la poursuivre dans l’après-midi, qui sommes-nous pour le lui interdire ?

Mettre en place des rituels c’est aussi une façon pour moi de reprendre les choses en main et ne plus me laisser dépasser par le temps qui file, les activités manquées, le sport qu’on aimerait reprendre mais qu’on ne fait plus, les heures perdues sur internet, les choses qu’on achète parce-qu’on doute, … Cette année, j’ai besoin d’avancer sur des projets. Je sors petit à petit de cette période de maternage proximal avec Oléia qui elle-même grandit, se concentre de plus en plus longtemps et est toujours très volontaire pour toutes sortes d’activités.

Chaque matin, il y aura donc ce banquet d’idées excepté le mardi où nous irons à la grande bibliothèque de Nice et aussi le week-end, sauf sur demande des enfants. Le lundi après-midi, nous suivrons une petite séance de yoga sur youtube. Le mardi, nous irons à la bibliothèque. Le mercredi c’est soirée pizza ^^ Le jeudi nous pique-niquerons en extérieur. Le vendredi sera la journée avec papa et le soir nous sortirons boire un verre, assister à un concert ou voir un film. Le samedi Keyo aura peut-être tir à l’arc (si le test de samedi lui plait) et nous préparerons une fiesta pour le soir. Le dimanche c’est match du rugby de papa et le soir un bon plat de pâtes aux fromages devant un film.

Par ailleurs, cela nous laisse beaucoup de temps pour faire des activités libres (ou ne rien faire, c’est bien aussi ^^) à l’intérieur ou à l’extérieur : jouer, s’ennuyer, écouter des histoires, de la musique, des émissions de radio qu’on aime bien (« Les p’tits bateaux » et « L’as-tu lu mon p’tit loup ? » sur France Inter), regarder des films, lire des histoires, aller au parc, à la montagne, à la plage, en ville…

Ces rituels jalonneront notre semaine, lui donnant plus de goût et de repères, la rendant plus harmonieuse et vivante. Je dois encore me caler dans cette semaine car j’aimerais me lever tôt pour aller courir et faire une activité personnelle sur l’année. J’avais pensé reprendre la danse mais finalement je pense me tourner vers une activité que je n’ai jamais encore testée. Voilà, reste encore à choisir, à trouver la bonne association et le bon feeling, mais ça avance !

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