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Depuis que nous avons emménagé près de Nice, il y a une chose qui m’a beaucoup manqué : la forêt ! Pourtant il y en a ici, nous vivons près de montagnes et de grands parcs naturels. Mais il me manque cette sensation de forêt tout près de chez moi. Je suis souvent nostalgique de Strasbourg car c’est une ville où il fait vraiment bon de vivre, on y profite tantôt de sa lumière, de son agitation propre à la ville, et tantôt des richesses de la nature facilement accessible.

Avoir la mer tout près de chez soi vaut tout l’or du monde, mais la forêt est tout aussi indispensable à notre équilibre. Ici (et ailleurs), les parcs de quartier sont « dénaturisés » : le béton a remplacé l’herbe, les arbres sont presque inexistants, les insectes encore moins et les chiens et les chats sont les seuls animaux que vous verrez. Même dans un beau et grand parc de Nice où l’on retrouve des jolis jeux en bois, la pelouse n’est qu’une illusion, elle est en fait synthétique. La nature est mise en scène pour le plaisir des yeux.

Nous vivons en appartement et je n’ai plus la chance d’avoir accès à un potager partagé comme je le pouvais à Strasbourg ce qui est vraiment dommage. Les enfants s’habituent à leur environnement mais les parcs urbains ne doivent pas constituer nos seules sorties car ils n’ont rien de « nature ». Mes enfants adorent aller au parc car c’est un endroit où nous rencontrons d’autres enfants et ils adorent jouer ensemble. Mais, tout est très épuré et assainit de toutes les choses qui chiffonnent tant les parents :

  • les arbres car les enfants veulent y grimper mais c’est trop dangereux,
  • le sable car on s’en met partout,
  • l’herbe car il y a des bêtes,
  • la terre car cela salit,
  • l’eau car cela mouille (ah bon ?!) : l’eau est « caca », les enfants se prennent des fessés car ils marchent dans des flaques et la fontaine est le grand dam des parents… C’est malheureux.

Lorsque nous allons dehors c’est pour observer la nature, l’expérimenter, l’étreindre et être libre. Mais les enfants ne sont pas libres dans un parc. Ils sont sans cesse sous les yeux de tous les adultes qui dictent les règles du bon et du mal. Tous les enfants devraient pouvoir passer de nombreuses heures chaque jour dehors, dans la vraie nature. C’est ce que Charlotte Mason préconise aussi. Et j’ai cette frustration qui m’habite de ne plus pouvoir répondre à notre quota journalier de verdure car les parcs qui nous permettaient aussi de vivre un peu dans la nature, en sont démunis autour de nous.

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Vivre en ville comporte de nombreux avantages, notamment d’ordre culturel. Pour les petits enfants également, c’est très amusant. Il y a de l’animation, des voitures, des motos, de nombreux commerçants, des feux rouge… La vie urbaine a quelque chose de fascinant mais elle limite la liberté des enfants. Être dans la nature plusieurs heures par jour au sens de Charlotte Mason, c’est-à-dire être entouré de la beauté de la nature, nous n’y arrivons pas. Nous ne vivons pas au pied d’une montagne, dans une maison avec un beau jardin ou à la lisière d’une forêt. Nous sortons beaucoup et je m’efforce de conserver ce lien avec la nature autant que possible car c’est très important selon moi que l’enfant y forge ses expériences. Sinon, c’est comme s’il ne vivait pas vraiment. Mon problème principal c’est que je ne vis pas là où j’aimerais vivre, là où il me semble important de vivre. Et c’est difficile en ce moment de passer au-dessus de ce besoin d’ailleurs, d’un chez nous, de vert et de bleu mélangé (oui parce-que je veux une maison entre la mer et la forêt…^^)

J’encourage beaucoup les apprentissages libres mais avec des enfants élevés dans des appartements ce n’est pas si simple et naturel. S’ils ont perdus ce lien, les enfants ont besoin de reprendre contact assez régulièrement avec la nature pour s’y sentir à l’aise, avoir confiance en elle, pour oser toucher les petites bêtes, s’aventurer dans les chemins sinueux, jouer et imaginer sans intervention de notre part.

Ce qui manque aux enfants, c’est évidemment la présence d’autres enfants, c’est celles-ci qu’ils vont chercher au parc. A nous de trouver la juste mesure entre la présence d’autres enfants et les sorties en forêt, le rythme qui convient à tout le monde car il faut y aller en voiture et Oléia a besoin d’une sieste dans la journée. Ce qui est certain c’est que nous ne partons plus sans un sac à dos chacun avec tout ce qu’il faut pour manger et jouer : nos carnets de nature, loupes, lampes de poche, jumelles, ficelle, couteau suisse et des livres.

Et vous, quelle est votre organisation pour les moments nature ? Quelles astuces avez-vous trouvé en habitant en ville ?

 

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