Cela fait une semaine que nous avons accueilli de nouveaux copains à la maison après plusieurs mois d’hésitations… J’ai beaucoup repoussé cet achat pensant que bientôt, j’aurais un petit espace vert extérieur, et qu’il me serait du coup inutile. Mais le temps passe et je me fais une raison, la maison et le jardin ce n’est pas encore pour tout de suite. Par contre, notre vie, notre consommation, nos déchets, eux sont bien là !

Lorsque nous avons emménagé à Strasbourg, nous avons eu notre premier balcon. C’est à cette même époque que j’ai commencé à vivement m’intéresser à la permaculture et j’ai fais ce que j’ai pu sur ces quelques mètres carré de bitume pour nous entourer de vert. M’occuper de plantes était devenu une nécessité et à ce moment-là, j’ai opté pour une solution simple et pas chère mais peu durable pour composter nos déchets biodégradables : la technique du pot avec assiette au dessus et en-dessous pour récupérer le thé de compost. Il suffisait d’ôter l’assiette du haut, déposer nos déchets et recouvrir d’une poignée de terre et laisser le tout se décomposer. De temps en temps, j’arrosais un peu et récupérais le jus dans l’assiette du bas. Mais le pot (j’en avais même deux) se remplissait beaucoup trop vite, la décomposition n’était pas assez rapide, bref cela ne fut pas une solution idéale pour moi qui cherchais vraiment à mieux revaloriser nos déchets et me servir de cette or noir qu’est le compost pour nourrir la terre de mes plantes.

A ce moment-là, j’ai par ailleurs eu la chance de m’investir dans un jardin partagé. Bref, cette année fut ma première expérience de semis, de compost, de repiquage, de plans de culture, de fleurs mellifères, … En extérieur c’était top de penser le design de ce jardin, pailler, avoir un grand compost à disposition, observer les magnifiques changements au fur et à mesure des saisons… ; et mon balcon, plus il verdissait, plus je me sentais bien. J’y ai fait pousser des concombres, de la rhubarbe, des courgettes, des aubergines, des petites tomates, des fraises et plein de plantes aromatiques. Malheureusement, le déménagement en juillet nous a un peu coupé l’herbe sous le pied (sans mauvais jeux de mots) et quelques plantes se sont abîmées pendant le trajet en camion malgré toute notre attention.

Cela m’a un peu déprimée car j’y avais apporté beaucoup de soins. J’ai un peu abandonné le balcon peu après cela, j’ai laissé quelques plants de fraise dépérir, j’ai pensé perdre la rhubarbe, la menthe, et quasiment tout ce que nous avions planté. Mais en mars dernier, j’ai eu un sursaut de conscience, je me suis mise à réarroser tous ces pots et je fus si heureuse de voir que la plupart des plantes avaient en fait survécues. Je me suis lancée moins de défis verts et me suis concentrée sur ce que je pouvais sauver, me promettant que l’année prochaine, la récolte serait meilleure. J’ai eu l’envie de reprendre les choses par étape et la première fut celle d’avoir une terre de qualité pour y faire pousser des légumes.

Une terre de qualité c’est une terre nourrie. Je suis contre l’utilisation de produits chimiques et plutôt écolo dans l’âme alors j’ai repensé au composteur. J’ai fais quelques recherches et la solution avec les lombrics est franchement la seule qui convient à cette envie : une diminution et une revalorisation rapide d’une grande partie de nos déchets organiques. J’avoue que je n’étais pas très friande de savoir que des vers de terre se trouverait dans ma cuisine mais en même temps c’est la nature et tant qu’ils ont à manger dans un bon environnement, il n’y a aucune raison qu’ils en sortent. Et j’ai des petits assistants de choc (merci Keyo et Oléia !) qui n’ont absolument pas peur de toucher et caresser les vers. C’est fou car je me souviens aussi qu’à une époque je pouvais le faire… mais ça c’était avant ^^

J’ai hésité entre plusieurs modèles, j’avoue que celui en bois me faisait vraiment de l’œil car il est très joli mais j’ai opté pour une solution plus dans notre budget, adapté aux dimensions de notre placard sous évier et respectant tout de même le principe du plastique recyclé.

Notre lombricomposteur WormBox est donc arrivé un mercredi, il m’a fallu une trentaine de minutes pour le monter. Il n’est pas très joli mais je pense le relooker très prochainement… Sinon tout est très simple et bien expliqué. Comme préconisé j’ai installé nos petits vers en y ajoutant un peu de terreau et nous les avons laissé tranquille. Les premiers jours suivant l’installation nous avons retrouvé quelques vers morts séchés autour du compost… Oui c’est un peu dégoutant mais c’est normal, les vers étant stressés par le transport, ils cherchent à s’enfuir (même si on ne voit absolument pas d’où ils peuvent sortir, ce sont des petits malins…). Au bout de 2 jours, j’ai mis quelques épluchures et une fin de salade avec quelques morceaux de papier journal (tout cela en petite quantité). Démarrer correctement un lombricomposteur se fait par étape et tranquillement. 3 jours ensuite, j’ai ajouté un mélange de coquilles d’œufs, sachets de thé, poivrons, boites d’œufs, peau de banane et queues de fraises. Encore une fois, une petite quantité coupée en petits morceaux. Le but étant de créer un système qui fonctionne en y allant progressivement.

La chose essentielle à comprendre est qu’en appartement, c’est encore plus important de respecter un certain équilibre et éviter certains déchets organiques (comme l’ail, l’oignon, les agrumes, le poisson…) afin de ne pas créer de problèmes d’odeurs, de mouches ou de fuites de vers. Cela ne vaut pas à mon sens pour le compost en extérieur dans lequel on a une plus grande liberté. De plus, on ne peut pas donner aux vers seulement des épluchures (riches en azote), il faut également leur apporter des matières riches en carbone (coquilles d’œufs, cartons). Ils ont besoin des deux, comme nous avons besoin de boire ET de manger. Par ailleurs, il est  important que le lombricomposteur soit dans une pièce où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid (l’idéal étant une température stable entre 15 et 25 degrés) et au calme. Je ne suis encore qu’au début de cette expérience alors je reviendrai dans quelques mois pour faire un bilan.

D’ici là, je vous laisse avec le lien vers le site que je consulte dès que j’ai une interrogation concernant le lombricompostage, tout y est très bien expliqué. Je croise les doigts pour ne pas avoir de mouches, je crois que c’est ma pire crainte… allez haut les cœurs, on verra bien !

Parlons-en !

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