Ces derniers temps, nous nous sommes beaucoup concentrés sur la lecture de contes comme je l’expliquais dans cet article. J’ai préféré lire des histoires simples, rapides et accessibles plutôt que des longs romans. Toutefois, l’envie de nous y plonger revient. Nous nous étions arrêté en plein milieu de « Georges et les secrets de l’univers » mais nous allons reprendre la lecture avec un petit exercice de mémoire en prime ^^

Au-delà des contes, nous avons quelques livres de la collection Folio Cadet. Des premiers romans qui se lisent facilement en un ou deux soirs. C’est exactement ce dont j’avais envie et me sentais capable de faire.

Ce que j’aime dans la pédagogie Charlotte Mason c’est justement l’importance des livres et de la nature dans la construction de l’enfant. Cette éducation simple, authentique et respectueuse que j’essaie d’atteindre en privilégiant des sorties quotidiennes de plusieurs heures et la lecture d’histoires le soir avant le coucher. En fait, je dois dire que ce sont mes deux fondamentaux.

Ces deux dernières semaines, le papa des enfants a pris le relais étant donné que j’ai donné naissance à notre troisième enfant. Il a beaucoup apprécié avoir davantage les choses en main et se sentir plus impliqué auprès des enfants, lui qui a un travail qui demande beaucoup d’investissement au quotidien. J’ai senti une sorte d’équilibre s’atteindre petit à petit au moment où moi aussi je sortais la tête de l’eau et que nous étions tous les cinq. C’est finalement assez rare, dans le train quotidien, de sentir que nous avons le temps de prendre le temps d’être ensemble. Ces derniers jours avaient un parfum de vacances pour moi, un parfum très agréable.

L’atmosphère est un point essentiel de la pédagogie de Charlotte Mason et je l’ai vraiment ressenti ces dernières semaines. J’y ai peut-être fait plus attention mais Keyo puise son inspiration dans ce qui l’entoure et cela s’est manifesté très concrètement. En ce moment, il peint beaucoup les arbres et dessine aussi les personnages Marvel. Deux univers opposés qu’il aime poser sur papier et dont il aime parler.

Nos sorties nature et nos romans sont évidemment à l’origine de cela. Nous avons beaucoup discuté au cours de nos lectures (et relectures). Les livres dont je vous parle aujourd’hui ont en effet été relus plusieurs fois tant ils ont été appréciés ici.

« Les Minuscules » de Roald Dahl a ce quelque chose de magique qui donne à l’enfant un univers extraordinaire dans lequel se plonger. Je crois que c’est l’histoire des trois que nous avons le plus lu. J’ai senti au fur et à mesure que Keyo lâchait un peu son cerveau trop sérieux pour rentrer dans l’imaginaire enfantine et se projeter dans le corps de ce petit garçon qui découvre tout un peuple minuscule caché dans les arbres et qui vole sur un cygne.

« Voyage au pays des arbres » de J.M.G. Le Clézio a également énormément plus par son côté magique. Dans cette histoire, les arbres sont vivants. Ils parlent, dansent, … A la fin de la lecture, Keyo semblait très surpris de comprendre que, oui, les arbres sont vivants. Alors, pas vivant comme dans le livre. Mais c’était l’occasion d’aborder la question du vivant qu’on ne voit pas, d’expliquer que la nature nait, grandit, vieillit comme nous, que les arbres communiquent entre eux même si ce n’est pas le langage que l’on connaît… J’ai senti que ce livre avait fait grandir les idées de Keyo et j’ai trouvé cela vraiment génial comment une histoire peut parfois résoudre des mystères et aider à penser. Parfois, je le surprends dehors à siffler comme un oiseau pour voir si cela animera un arbre et espérer que cela marche.

« L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono est le seul des trois romans qui est plus réaliste, plus ancré dans notre monde. Il n’y a rien de magique au sens « science fiction » comme les deux autres. Déjà c’est un auteur français ; de plus, il dépeint nos paysages du Sud Est de la France. Pour nous, qui habitons les Alpes Maritimes, c’est encore plus simple de s’y projeter. J’ai vraiment trouvé cette histoire superbe et comme Jean Giono espérait le transmettre à travers cette histoire, cela nous a donné envie de planter des milliers d’arbres.

J’ai profité de cet intérêt pour faire l’inventaire des arbres rencontrés dans les livres. Nous avons créé deux planches : les arbres et leurs feuilles. De plus, quand nous allons dehors nous essayons de les repérer. Nous récupérons les feuilles et je les fait sécher dans un gros livre avant de les coller dans mon herbier. En effet, j’ai décidé de m’en faire un pour moi, Keyo n’étant pas très assidu à la tâche. Et plutôt que d’acheter des dizaines de livres sur la nature, je me suis dit que le plus enrichissant était de le construire moi même. Je reviendrai dessus quand j’aurai un peu plus avancé…

Par ailleurs, en parlant d’arbre, j’ai consacré du temps à la réalisation de notre arbre généalogique. Il me manque 2-3 têtes à coller et surtout trouver un joli cadre. Keyo demande beaucoup à son papa des informations sur sa famille paternelle. C’est vrai qu’il y a beaucoup de membres qu’on voit peu voire pas du tout. Même si cela ne résout pas le problème de leur présence, cet arbre permet de mettre des visages sur des noms et c’est déjà pas mal !

Et vous, des romans qui parlent de la magie de la nature qui vous auraient marqué ?

 

Un commentaire sur « Living books : trois petits romans sur les arbres »

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