Un an avec… la Diversification Menée par l’Enfant

Après l’HNI, voici arriver la DME, encore un nom bizarre à consonance d’additif pétrochimique vous me direz ^^ J’avais déjà parlé dans cet article de mon expérience de la DME avec Oléia mais comme je l’ai déjà dit, dans cette suite d’articles, je parlerai de ce qu’il en a été avec Loueï car chaque enfant est différent.

Ce qui est clair, c’est que cette fois, je me suis encore moins prise la tête puisque ce n’était pas nouveau. Les 6 mois de mon bouddha n’ont sonné le gong de rien de spécial et surtout pas de la diversification.

Le jour de ses 6 mois fut un jour comme un autre et sa source unique de nourriture était uniquement le lait maternel. Elle ne savait pas encore s’asseoir ni porter quelque chose à sa bouche. Nous avons donc attendu que mademoiselle soit prête.

Les petites cuillères de compote, de petit suisse ou de soupe se sont fait au gré de sa propre curiosité culinaire. Je n’ai jamais compté, pesé, préparé un petit pot spécialement pour elle : nous lui avons donné lorsqu’elle le réclamait et elle mangeait ce que nous mangions.

Allaité, l’enfant peut très bien se passer d’autres formes de nourriture jusqu’à ses 1 an. Alors vraiment, rien ne presse.

Nous avons le temps de laisser l’enfant venir à la nourriture : que ce soit avec la cuillère ou de lui-même, avec sa petite main. Nous ne sommes ni à un jour, ni à une semaine, ni à un mois près.

Mais du coup, qu’est-ce que l’enfant mange ?

Je vous mentirai si je vous disais avoir ouvert ne serait-ce qu’une seule fois le carnet de santé à la page « planning des introductions alimentaires ». Nous avons vraiment fait au feeling.

J’ai laissé échappé un rire lorsqu’un papa venant d’avoir son premier enfant nous regardait, choqué, lui donner du kiwi et une orange à ses 7 mois alors que, normalement, il ne faut pas en donner avant je ne sais plus quel mois.

Nous mangeons le plus possible des fruits et légumes de saison et c’est valable pour toute la famille. Nous regardons toujours les choses à travers le prisme de notre culture super guindée, très hygiéniste avec nos enfants. Sauf que les enfants mangent sur les genoux de leurs parents dans la plupart des pays du monde, et ils mangent ce qu’il y a à manger.

Si nous avons toujours fait attention à bien garnir nos assiettes de fruits et de légumes, la DME nous y a d’autant plus forcé. Mais, si un jour, nous mangions des choses plus riches en glucides, Loueï, n’allait pas en pâtir car sa source principale d’approvisionnement restait l’allaitement avec tous les nutriments adaptés à ses besoins. Nous faisions attention à ses selles qui se transforment petit à petit au moment de la diversification, le système digestif est fragile et doit s’adapter à de nouvelles matières. Donc on y va en douceur, tant mieux si bébé ne s’envoie pas un bol de purée à la carotte, 1 ou 2 cuillères les premiers temps, suffisent. Le lait maternel reste l’apport principal pendant plusieurs mois encore.

Au début de la DME, l’enfant ne mange pas grand chose : il goûte, recrache, malaxe dans ses mains, il joue avec sa langue, il teste les différentes sensations

Puis, petit à petit, il mange des plus grosses quantités jusqu’à pouvoir se passer un peu plus du sein de sa mère. Mais là encore, pas de règles : à chacun de voir et répondre à ses enfants selon son ressenti. Loueï est allaitée vraiment à la demande, encore aujourd’hui, mais je sais qu’elle peut passer une journée loin de moi avec son père et se nourrira très bien.

Comment pratiquer la DME ?

C’est vraiment une histoire de confiance et de feeling. Mais ce qu’on peut faire c’est proposer à l’enfant un morceau de nourriture un peu plus grand que son poing (pomme de terre ou carotte cuit à la vapeur, banane…), qu’il puisse facilement tenir lui-même dans la main et lécher, grignoter au fur et à mesure.

De notre côté, nous nous sommes encore un peu plus passés d’équipements en puériculture : pas de biberon, pas de chaise haute. Loueï mange à même le sol sur une serviette où je lui propose la nourriture. Elle a appris à boire au verre et à la bouteille sans soucis, juste avec un peu de temps et d’entrainement.

D’autres fois, elle mange sur nos genoux. C’est sûr, on est loin du tout confort parents en paix, mais ce n’est pas notre philosophie donc ça nous va.

Loueï acceptait la cuillère donc on a pu lui faire goûter plus de choses qu’à Oléia qui la refusait catégoriquement. Je ne crois pas qu’il y a vraiment de modes d’emploi, chacun doit faire comme il le ressent (très utile ton article Maeva ^^). Certains feront un mix de DME et de petits pots, d’autres que de la DME, … Personnellement, je n’ai jamais fait spécialement pour Loueï, par contre j’ai fais attention que ce que nous mangions était adapté à toute la famille.

La DME pour qui ?

J’ai envie de dire : pour tous les bébés mais je sais qu’il y a des enfants (et des parents) qui ont du mal/peur avec les morceaux et avec le nettoyage.

De préférence, cela conviendra plus aux bébés allaités dont le rythme est souvent plus cool et dont la langue et la mâchoire sont plus musclées. Mais cela conviendra aussi et surtout aux bébés qui refusent la cuillère.

Rappelez-vous : rien ne presse ! Les bébés peuvent attendre quelques semaines voire quelques mois après leurs 6 mois pour commencer à manger autre chose que du lait :) Ne créons pas de stress avec l’alimentation, elle est importante pour vivre en bonne santé tout au long de sa vie alors à chacun son rythme !

La DME, vous connaissiez ? Déjà testé ou l’envie de le faire ? Dites-moi tout :)

 

 

One Reply to “Un an avec… la Diversification Menée par l’Enfant”

  1. Ah si on pouvais faire un premier enfznt en ayant l’expérience du 4e! Lol bon sans en avoir 4 déjà si j’avais un 2e je me
    Prendrais moins la tete sur la bouffe. Avec mon dodu qui a 6 mois n’étais en faite pas prêt du tout pour manger solide je me suis pris un mur avec la dme… et meme les petits pots c’était pas la folie, en vrai à il a mangé à 9 mois des vrai repas en morceaux. J’ai néanmoins pu lire et remarquer que on ne diversifie pas pareil un bebe français, québécois, belge ou allemand mais que tous les conseils des spécialistes sont anxiogène: notre enfant risque tel ou tel carence puis pas les mêmes en fonctions des pays. La France craint le calcium, les québécois le fer… enfin bon en vrai si un enfant mange à sa faim et du lait maternelle/infantile , des céréales et des legumes c’est ok peut importe la forme: sein, biberon, purée ou morceaux… pareil l’âge ou on introduit changé en fonction des pays/époque… faut faire selon ses habitudes de vie pas obligé d’aller acheter du fenouil ou de la papaye si on aime pas ca ou d’en priver son enfant si on adore. Biz biz

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